Les lettres arabes 2

Les fameux Rachid et Mouloud sont de retour ! Croyant réserver un tout-inclus à Charm-el-Cheikh, ils se retrouvent dans un camp d’entrainement djihadiste en Afghanistan. Leur gentil organisateur, qui sera personnifié par un vrai Perse — car Les Lettres arabes s’inspirent des Lettres persanes de Montesquieu — compte en faire des kamikazes, mais Rachid et Mouloud croient naïvement que ce sont des jeux. Ils sont bien contents de devenir artificiers de ce qu’ils croient être un Club Med et de recevoir la mission ultime : faire éclater des feux d’artifice dans une salle de théâtre à Montréal. Toute ressemblance avec des éléments de la réalité sera bien sûr forcée, grossière et malaisante. Et c’est encore mieux si vous n’avez pas vu Les Lettres arabes 1, vous ne vous créerez pas d’attentes. Les Lettres arabes 2 sont nées d’une envie principale : celle de désamorcer la tension qui surgit à chaque fois que l’on entend le mot « musulman » ou « arabe ». Dans le vaste creuset de civilisations qu’est devenu le monde, il n’y a pas de guerre de religion, mais entrechocs – souvent violents – de perceptions culturelles. Face à ces incompréhensions mutuelles, nous avons pris le parti d’en rire, pointant les stéréotypes pour mieux les abattre. Car, ne l’oublions pas, « on est toujours le folklore de quelqu’un d’autre » (Michel Tremblay).

Texte, mise en scène et interprétation
Geoffrey Gaquère, Olivier Kemeid et Mani Soleymanlou
Assistance à la mise en scène et régie
Stéphanie Capistran-Lalonde
Régie Jean Gaudreau
Décors et costumes Romain Fabre
Lumières Erwann Bernard
Musique Philippe Brault
Direction technique Dominic Dubé

Production Trois Tristes Tigres, Théâtre Debout et Orange Noyée

La pièce a été présentée du 3 au 19 novembre 2016 à l’Espace Libre

© Photos David Ospina